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La checklist SCPI : 12 questions à poser avant d'investir.
Rendement, frais, liquidité, patrimoine, société de gestion : une SCPI s'évalue sur plusieurs critères. Cette checklist réunit les 12 questions à se poser, indique où trouver chaque réponse et signale les points qui méritent attention.
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La checklist SCPI : 12 questions à poser avant d'investir.
Rendement, frais, liquidité, patrimoine, société de gestion : une SCPI s'évalue sur plusieurs critères. Cette checklist réunit les 12 questions à se poser, indique où trouver chaque réponse et signale les points qui méritent attention.
Recevoir la checklistContenu pédagogique. Il ne constitue ni un conseil en investissement ni une recommandation personnalisée.
Commence par le relevé fiscal annuel envoyé par ta société de gestion. Il récapitule les informations dont tu as besoin pour ta déclaration. Ce document est souvent appelé IFU, parfois par abus de langage. Nous utiliserons ici le terme plus large de relevé fiscal annuel.
Ne déclare pas simplement ce qui a été versé sur ton compte. Une SCPI peut afficher une distribution brute, te verser un montant différent et t’attribuer encore un autre montant fiscal à déclarer.
Tous les revenus d’une SCPI ne se déclarent pas de la même manière. Revenus immobiliers français, revenus provenant d’immeubles étrangers et revenus financiers obéissent à des règles différentes.
Les revenus financiers relèvent en principe du PFU, avec la possibilité d’opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu. Attention : cette option est globale pour les revenus et gains mobiliers concernés du foyer, pas seulement pour les quelques revenus financiers provenant de ta SCPI.
Le micro-foncier n’est pas automatique. Être sous le seuil prévu ne suffit pas lorsque tu détiens des SCPI. Si tu ne détiens que des parts de sociétés immobilières, tu ne peux en principe pas bénéficier du micro-foncier.
À l’étranger, ne cherche pas une règle unique. La fiscalité dépend du pays et de la convention fiscale conclue avec la France.
Le mode de détention change tout. Une SCPI détenue directement, une unité de compte immobilière dans une assurance-vie et une exposition immobilière dans un PER ne produisent pas les mêmes obligations déclaratives.
N’oublie pas l’IFI. Si le patrimoine immobilier net taxable de ton foyer dépasse 1,3 million d’euros au 1er janvier, les SCPI peuvent entrer dans son calcul, selon leur mode de détention.
Investir en SCPI présente un risque de perte en capital : tu peux récupérer moins que ce que tu as investi.
Les revenus potentiels d’une SCPI ne sont ni garantis ni contractuels : ils peuvent baisser, voire s’interrompre.
Les règles fiscales décrites ici peuvent évoluer, et leur effet dépend de ta situation personnelle : tranche d’imposition, enveloppe de détention, pays où se situent les immeubles.
Quel document utiliser pour déclarer tes SCPI ?
Chaque année, la société de gestion met à ta disposition un relevé fiscal annuel.
Tu peux également entendre parler d’IFU, pour imprimé fiscal unique.
Dans le langage courant de l’épargne, ce terme est souvent utilisé pour désigner le document fiscal annuel transmis par l’établissement ou la société de gestion.
C’est un léger abus de langage : fiscalement, l’IFU a un sens plus précis, notamment pour la déclaration de certains revenus de capitaux mobiliers.
Pour éviter la confusion, nous parlerons donc ici simplement de relevé fiscal annuel.
C’est lui qui doit constituer ton point de départ.
Il peut être accompagné :
- d’une notice ;
- d’un guide de déclaration ;
- d’un tableau récapitulatif ;
- ou, chez certaines sociétés de gestion, d’un outil d’aide à la déclaration.
Les intitulés ne sont pas nécessairement identiques d’une société de gestion à l’autre.
L’important est de comprendre la logique : les montants sont séparés selon leur nature parce qu’ils ne suivent pas tous les mêmes règles fiscales.
Pourquoi ne faut-il pas déclarer simplement ce que tu as reçu ?
Parce qu’une SCPI n’est pas un compte bancaire qui te verse un intérêt directement imposable pour le même montant.
Elle est une société.
Elle détient des immeubles, encaisse des loyers, supporte des dépenses et peut également générer d’autres types de revenus.
En détention directe, la fiscalité peut donc porter sur ta quote-part des résultats de la SCPI selon la nature des revenus concernés, et pas uniquement sur le cash crédité sur ton compte.
Ta quote-part correspond à la fraction du résultat fiscal qui t’est attribuée selon tes droits dans la SCPI et les règles applicables au fonds.
Trois chiffres à ne pas confondre
1. La distribution brute
C’est ce que la SCPI attribue à ses associés au titre de la distribution.
Elle peut provenir principalement de ce que la SCPI a généré pendant l’année.
Mais la SCPI peut aussi compléter cette distribution avec des résultats d’années précédentes qu’elle n’avait pas distribués et avait laissés en report à nouveau. Dans certains cas, elle peut également distribuer des plus-values.
À l’inverse, elle peut conserver une partie de ce qu’elle a généré pendant l’année plutôt que de tout distribuer.
Ce que la SCPI génère fiscalement et ce qu’elle décide de distribuer ne sont donc pas forcément identiques.
2. Le montant effectivement versé
C’est l’argent qui arrive réellement sur ton compte.
Il peut être inférieur à la distribution brute.
C’est notamment possible lorsqu’une partie de la fiscalité a déjà été acquittée à l’étranger par la SCPI pour ton compte.
3. Le montant fiscal à déclarer
C’est celui qui t’intéresse au moment de remplir ta déclaration.
Il est déterminé selon les règles fiscales applicables à chaque type de revenu.
Il peut donc être différent du montant effectivement versé.
Un exemple très simple
Imaginons que tu constates 450 € de virements de ta SCPI sur l’année.
Cela ne signifie pas automatiquement que tu dois inscrire 450 € dans ta déclaration.
Le relevé fiscal peut distinguer par exemple :
- une quote-part de revenus fonciers français ;
- des revenus provenant d’immeubles situés à l’étranger ;
- des revenus financiers ;
- une fiscalité déjà acquittée à l’étranger.
Ton relevé bancaire te dit ce que tu as reçu. Ton relevé fiscal t’indique les montants à utiliser pour ta déclaration.
Quels types de revenus une SCPI peut-elle produire ?
Tous les revenus d’une SCPI ne sont pas des revenus fonciers français.
Les revenus immobiliers provenant de France
Une SCPI qui loue des immeubles situés en France génère principalement des revenus immobiliers.
Pour un particulier qui détient directement ses parts, la quote-part correspondante relève généralement de la catégorie des revenus fonciers.
La société de gestion communique les montants nécessaires dans son relevé fiscal.
Les revenus immobiliers provenant de l’étranger
Lorsque la SCPI possède des immeubles hors de France, les revenus correspondants relèvent toujours de l’immobilier, mais leur fiscalité dépend du pays concerné et de la convention fiscale signée avec la France.
Une même SCPI peut détenir des immeubles dans plusieurs pays.
Tu peux donc rencontrer plusieurs traitements fiscaux au sein du même placement.
Les revenus financiers
Une SCPI conserve une partie de sa trésorerie : argent en attente d’investissement, trésorerie nécessaire à son fonctionnement ou sommes issues temporairement de certaines opérations.
Cette trésorerie peut être placée et produire des intérêts ou d’autres produits financiers.
Ces montants ne sont pas des revenus fonciers.
Ils relèvent des revenus de capitaux mobiliers et suivent donc leur propre régime fiscal.
Investir en SCPI présente un risque de perte en capital : tu peux récupérer moins que ce que tu as investi.
Les revenus potentiels d’une SCPI ne sont ni garantis ni contractuels : ils peuvent baisser, voire s’interrompre.
Revenus financiers : PFU ou barème progressif ?
C’est une différence importante avec les revenus immobiliers de la SCPI.
Les revenus financiers sont en principe soumis au prélèvement forfaitaire unique, ou PFU.
Pour les revenus perçus à compter de 2026, la composante d’impôt sur le revenu du PFU reste de 12,8 %, à laquelle s’ajoutent des prélèvements sociaux de 18,6 %, soit un prélèvement total de 31,4 % pour les revenus concernés.
Ces taux peuvent évoluer. Vérifie donc toujours ceux applicables à l’année que tu déclares.
Tu peux aussi choisir le barème progressif
Le PFU n’est pas obligatoire dans tous les cas.
Lors de ta déclaration, tu peux opter pour que tes revenus de capitaux mobiliers soient soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu plutôt qu’au taux forfaitaire de 12,8 %.
Les prélèvements sociaux restent applicables.
Mais attention à un point essentiel :
tu ne peux pas choisir le barème uniquement pour les revenus financiers de ta SCPI.
L’option est globale.
Elle concerne l’ensemble des revenus de capitaux mobiliers et plus-values mobilières de ton foyer fiscal qui entrent dans le champ de cette option pour l’année. Elle est matérialisée dans la déclaration par la case 2OP.
Imaginons par exemple que ta SCPI t’attribue 50 € de revenus financiers.
Tu ne peux pas décider :
« je choisis le barème uniquement pour ces 50 € ».
Ton choix peut également concerner tes autres intérêts, dividendes et gains mobiliers concernés.
Il faut donc regarder l’ensemble de ta situation fiscale, pas seulement cette petite ligne de ton relevé SCPI.
PFU ou barème : lequel est le plus intéressant ?
Il n’y a pas de réponse universelle.
Le résultat dépend notamment :
- de ta tranche d’imposition ;
- des autres revenus mobiliers de ton foyer ;
- des éventuelles plus-values mobilières ;
- et des règles particulières pouvant s’appliquer à certains revenus.
Lorsque tu optes pour le barème, certaines règles peuvent également différer, notamment en matière de déduction de frais ou de CSG déductible.
C’est pourquoi cette page ne te dit pas de choisir l’un ou l’autre.
Elle t’explique simplement qu’une ligne de revenus financiers provenant d’une SCPI peut avoir des conséquences au-delà de la seule SCPI.
Et les plus-values ?
Elles méritent d’être traitées à part.
Une SCPI peut vendre un immeuble avec une plus-value.
Tu peux également réaliser une plus-value lorsque tu revends toi-même tes parts.
Ce ne sont pas les mêmes opérations et elles n’obéissent pas nécessairement au même traitement fiscal.
Lorsqu’une opération te concerne, la société de gestion ou l’intermédiaire doit te fournir les informations correspondantes.
L’idée à retenir est simplement :
revenus immobiliers, revenus financiers et plus-values ne sont pas des montants interchangeables.
Micro-foncier ou régime réel : quelle différence ?
Lorsque tu déclares des revenus fonciers, deux mécanismes peuvent notamment entrer en jeu : le micro-foncier et le régime réel.
Le micro-foncier
Lorsque toutes les conditions sont remplies, tu déclares tes revenus fonciers bruts et l’administration applique un abattement forfaitaire de 30 %.
La base imposable correspond donc à 70 % du montant brut.
Mais attention : le plafond de 15 000 € de revenus fonciers bruts n’est pas la seule condition.
Pour un épargnant détenant des parts de sociétés immobilières comme des SCPI, le micro-foncier suppose notamment qu’il soit également propriétaire direct d’au moins un logement donné en location nue, sous réserve des autres conditions prévues.
Détenir uniquement des SCPI ne suffit donc pas pour bénéficier du micro-foncier.
Le régime réel
Au régime réel, l’abattement forfaitaire disparaît.
Tu détermines le revenu imposable en tenant compte des charges fiscalement déductibles selon les règles en vigueur.
Si tu as financé tes parts à crédit, certains intérêts d’emprunt peuvent notamment entrer dans le calcul lorsque les conditions sont remplies.
Un exemple pour comprendre
Camille dispose de 12 000 € de revenus fonciers bruts.
Imaginons qu’elle remplisse toutes les conditions pour bénéficier du micro-foncier et qu’elle ait 3 000 € de charges réellement déductibles au régime réel.
Au micro-foncier :
12 000 € × 70 % = 8 400 € de base imposable
Au régime réel :
12 000 € - 3 000 € = 9 000 € de base imposable
Dans cet exemple précis, le micro-foncier conduit à une base imposable plus faible.
Si ses charges déductibles avaient été plus importantes, le résultat aurait pu s’inverser.
Cet exemple compare uniquement les bases imposables.
Il ne permet pas à lui seul de choisir le régime adapté à ta situation.
Attention à la durée de l’option
Lorsque tu pourrais bénéficier du micro-foncier mais choisis volontairement le régime réel, l’option est initialement valable pour trois ans.
Le choix mérite donc d’être regardé sur plusieurs années.
Un crédit t’engage et doit être remboursé. Si les revenus de la SCPI et la revente des parts ne suffisent pas à rembourser le prêt, tu devras compléter avec tes propres ressources, voire vendre tes parts à un prix inférieur à ton prix d’achat. Vérifie ta capacité de remboursement avant de t’engager.
Qu’est-ce qui change quand la SCPI investit à l’étranger ?
La déclaration peut demander davantage d’attention.
Pas nécessairement parce que tu paieras plus ou moins d’impôt, mais parce que deux pays peuvent intervenir sur le même revenu.
Le raisonnement se fait dans cet ordre :
1. L’immeuble produit un revenu dans le pays où il se trouve.
2. La convention fiscale entre ce pays et la France détermine comment les deux États se répartissent le droit d’imposer.
3. La déclaration française applique ensuite le mécanisme prévu.
Selon les pays, la convention peut notamment prévoir :
- un mécanisme de crédit d’impôt ;
- ou une exonération en France avec prise en compte du revenu pour déterminer le taux applicable à d’autres revenus.
Il n’existe donc pas une seule « fiscalité des SCPI européennes ».
Et une même SCPI peut être investie dans plusieurs pays auxquels s’appliquent des conventions différentes.
Revendre des parts de SCPI n’est jamais garanti et peut prendre du temps.
Pourquoi le montant versé peut-il être plus faible ?
Une partie de l’impôt peut avoir été acquittée dans le pays où se trouve l’immeuble.
La SCPI peut avoir payé cette fiscalité pour ton compte avant de te verser le solde.
Tu peux donc te retrouver avec :
- un montant brut attribué ;
- un montant inférieur réellement crédité sur ton compte ;
- et des montants spécifiques à reporter dans ta déclaration française.
Ce n’est pas une anomalie.
C’est précisément pour cette raison que ton relevé fiscal est plus utile que ton relevé bancaire.
Le micro-foncier peut-il concerner des revenus étrangers ?
Dans certaines situations, oui.
Il ne faut donc pas retenir la règle simpliste :
« revenu étranger = jamais de micro-foncier ».
Le traitement dépend notamment de la nature du revenu, de ton éligibilité au régime et de la convention fiscale applicable.
Détention directe, assurance-vie ou PER : la déclaration change
Une même exposition immobilière ne se déclare pas de la même façon selon la manière dont tu la détiens.
SCPI détenue directement
Tu es directement associé de la SCPI.
Les différentes catégories de revenus qu’elle te fiscalise ou t’attribue te concernent donc personnellement.
La société de gestion te transmet les éléments nécessaires.
SCPI dans une assurance-vie
Le fonctionnement est différent.
Tu détiens généralement une unité de compte du contrat, et non directement les parts de SCPI comme lors d’une souscription en direct.
Tu n’as donc pas à déclarer chaque année les revenus fonciers de la SCPI comme si tu étais directement associé.
C’est la fiscalité de l’assurance-vie qui s’applique selon le fonctionnement du contrat, notamment lors d’un rachat.
SCPI ou immobilier dans un PER
Là encore, la fiscalité de la détention directe ne se transpose pas.
Les revenus et performances des supports restent dans l’enveloppe selon les règles du plan.
La fiscalité du PER intervient selon ses propres règles, notamment lors de la sortie.
Et ces différences deviennent également importantes lorsque l’on parle d’IFI.
N’oublie pas l’IFI
La déclaration fiscale des SCPI ne concerne pas uniquement les revenus de l’année.
Si le patrimoine immobilier net taxable de ton foyer dépasse 1,3 million d’euros au 1er janvier, tu peux également être concerné par l’IFI.
Les SCPI peuvent entrer dans cette assiette.
Mais le traitement dépend du mode de détention.
SCPI détenues directement
Les parts ne sont pas nécessairement retenues pour 100 % de leur valeur.
L’IFI porte sur la fraction de leur valeur correspondant aux actifs immobiliers imposables détenus directement ou indirectement par la SCPI.
La société de gestion peut te communiquer les informations nécessaires pour déterminer cette fraction.
Le bon réflexe est donc de ne pas reprendre automatiquement la valeur totale de tes parts.
SCPI dans une assurance-vie
Les loger dans une assurance-vie ne les fait pas automatiquement disparaître de l’IFI.
Pour un contrat rachetable, la fraction de la valeur de rachat représentative d’unités de compte constituées d’actifs immobiliers imposables peut entrer dans l’assiette de l’IFI.
Immobilier dans un PER assurance
La situation est différente.
Pendant une phase où le PER assurance est non rachetable, sa composante immobilière n’entre en principe pas dans l’assiette de l’IFI.
Lorsqu’il devient rachetable, sa fraction représentative d’actifs immobiliers imposables peut en revanche entrer dans l’assiette.
Le traitement de certaines situations particulières de déblocage anticipé reste suffisamment technique pour justifier une vérification spécifique.
Immobilier dans un PER compte-titres
Un PER compte-titres ne repose pas sur la même logique assurantielle.
Le fait que l’épargne soit indisponible jusqu’à la retraite ne fait pas automatiquement sortir les actifs immobiliers qu’il contient du champ de l’IFI.
Il faut donc distinguer PER assurance et PER compte-titres lorsqu’on analyse l’IFI.
Ce qu’il faut retenir
SCPI en direct → la fraction immobilière taxable peut entrer dans l’IFI.
Assurance-vie rachetable → la fraction immobilière taxable comprise dans la valeur de rachat peut entrer dans l’IFI.
PER assurance non rachetable → en principe hors IFI pendant cette phase.
PER assurance devenu rachetable → sa composante immobilière peut entrer dans l’IFI.
PER compte-titres → les actifs immobiliers imposables peuvent être concernés même pendant la phase d’épargne.
Une SCPI s’envisage sur le long terme, en général au moins 8 ans, la durée exacte figurant dans le DIC de chaque SCPI. Elle ne convient pas à une épargne dont tu pourrais avoir besoin rapidement.
Et si tu détiens plusieurs SCPI ?
Tu peux recevoir plusieurs relevés fiscaux, notamment si tes SCPI sont gérées par différentes sociétés de gestion.
La méthode reste la même :
regroupe les montants de même nature, sans mélanger les catégories fiscales.
Des revenus fonciers français ne deviennent pas des revenus financiers simplement parce qu’ils apparaissent sur le même relevé.
Et si plusieurs SCPI sont présentes dans plusieurs pays, plusieurs mécanismes conventionnels peuvent coexister.
Et la première année après avoir investi ?
La première déclaration peut surprendre.
Tu peux avoir investi plusieurs mois auparavant et constater des montants plus faibles que prévu.
Le délai de jouissance peut expliquer pourquoi tes parts n’ont pas encore ouvert droit à douze mois de dividendes potentiels.
Mais attention :
le délai de jouissance est d’abord une règle de distribution, pas une formule de calcul fiscal universelle.
Ne tente donc pas de reconstruire toi-même ton montant imposable à partir :
- de ta date de souscription ;
- du taux de distribution ;
- du nombre de virements reçus ;
- ou d’une simple règle de trois.
Pour ta déclaration, utilise les montants indiqués par la société de gestion.
Pourquoi ne donnons-nous pas ici de numéro de case ?
Parce que cette page est faite pour t’expliquer le mécanisme, pas pour remplacer chaque année la notice de déclaration.
Les formulaires évoluent.
Et les cases dépendent notamment :
- du type de revenu ;
- du régime choisi ;
- du pays d’origine ;
- de la convention fiscale ;
- de ton mode de détention ;
- et de ta situation.
Il existe toutefois une exception utile à connaître : la case 2OP, parce qu’elle matérialise l’option globale pour le barème progressif des revenus et gains mobiliers concernés.
Pour le reste, le bon ordre reste :
- 1. le relevé fiscal annuel et la notice de la société de gestion ;
- 2. les instructions de l’administration fiscale pour l’année concernée ;
3. si nécessaire, un professionnel lorsque ta situation devient complexe.
Les erreurs les plus fréquentes
Déclarer le montant crédité sur ton compte. Ce que tu reçois et ce que tu dois déclarer peuvent être différents.
Considérer que tout est du revenu foncier. Une SCPI peut aussi produire des revenus financiers ou des revenus étrangers soumis à d’autres règles.
Oublier que les revenus financiers peuvent relever du PFU. Ils ne suivent pas le régime des revenus fonciers.
Choisir le barème uniquement pour les revenus financiers de sa SCPI. L’option est globale pour les revenus et gains mobiliers concernés du foyer.
Penser que le micro-foncier s’applique simplement parce que tu es sous 15 000 €. Le seuil n’est qu’une des conditions.
Additionner sans distinction tous les relevés de tes SCPI. Additionne les montants de même nature, pas des catégories fiscales différentes.
Déclarer une SCPI logée dans une assurance-vie comme une SCPI détenue en direct. Le régime fiscal de l’enveloppe s’applique.
Oublier l’IFI. La fraction immobilière taxable peut rester concernée même lorsque l’investissement est détenu via certaines enveloppes.
Questions fréquentes
Le relevé fiscal annuel transmis par la société de gestion.
Il est souvent appelé « IFU », parfois par abus de langage.
Il détaille les différentes catégories de revenus à prendre en compte.
Pas nécessairement.
La distribution brute, le montant effectivement versé et le montant fiscal à déclarer peuvent être différents.
En principe, ils relèvent du régime des revenus de capitaux mobiliers et donc du PFU, sauf situation particulière.
Pour les revenus perçus en 2026, le prélèvement total applicable aux revenus concernés est de 31,4 %, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux.
Les taux peuvent évoluer d’une année à l’autre.
Oui.
Mais l’option porte globalement sur l’ensemble des revenus de capitaux mobiliers et plus-values mobilières concernés du foyer pour l’année.
Elle ne peut pas être exercée uniquement pour les revenus financiers de ta SCPI.
En principe non.
La détention de parts de sociétés immobilières doit notamment s’accompagner de la détention directe d’un logement loué nu, sous réserve des autres conditions du régime.
Le seuil est actuellement de 15 000 € de revenus fonciers bruts par an, mais ce seuil n’est qu’une des conditions.
Lorsque le micro-foncier pourrait s’appliquer et que tu optes volontairement pour le régime réel, l’option est initialement valable trois ans.
Dans certaines situations, oui.
Il ne faut pas assimiler automatiquement « revenu étranger » à « exclusion du micro-foncier ».
Le traitement dépend notamment de la convention fiscale applicable.
Tu n’appliques pas chaque année aux supports du contrat la fiscalité d’une SCPI détenue directement.
C’est la fiscalité de l’assurance-vie qui s’applique selon le fonctionnement du contrat.
Si ton foyer est assujetti à l’IFI, les parts détenues directement peuvent être imposables pour la fraction de leur valeur correspondant à des actifs immobiliers taxables.
La société de gestion peut communiquer les informations nécessaires.
Pas nécessairement.
Pour un contrat rachetable, la fraction de sa valeur représentative d’unités de compte immobilières imposables peut entrer dans l’assiette de l’IFI.
Il faut distinguer le PER assurance du PER compte-titres.
Pour un PER assurance, le caractère rachetable ou non du contrat est déterminant.
Le PER compte-titres obéit à une logique différente et les actifs immobiliers qu’il contient peuvent rester concernés.
Utilise le relevé fiscal fourni par la société de gestion.
Ne reconstruis pas toi-même le montant imposable à partir du taux de distribution ou du nombre de mois écoulés depuis ta souscription.
Pars de chaque relevé fiscal et additionne ensuite uniquement les montants appartenant à la même catégorie.
Pour aller plus loin
Signature et avertissement
La rédaction scpi.com
Cet article a une vocation informative et pédagogique et ne constitue ni un conseil fiscal personnalisé ni un conseil en investissement.
Les règles fiscales et les taux peuvent évoluer. Ils dépendent notamment de ta situation, du mode de détention de tes parts, de la nature des revenus concernés et des pays dans lesquels la SCPI investit.
Le relevé fiscal transmis par ta société de gestion ainsi que les instructions de l’administration pour l’année concernée restent les références à utiliser pour ta déclaration.
En cas de situation particulière, notamment en présence de plusieurs pays, d’un démembrement, d’une résidence fiscale hors de France, d’une détention via une société ou d’une situation complexe au regard de l’IFI, l’accompagnement d’un professionnel peut être nécessaire.
Mentions réglementaires
Ce contenu a une vocation purement pédagogique : il décrit des mécanismes généraux et ne présente aucune SCPI en particulier. Il ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée, ni une sollicitation. Avant toute décision, lis le document d’informations clés (DIC) et la note d’information de la SCPI qui t’intéresse, disponibles gratuitement auprès de sa société de gestion ou de ton intermédiaire.
Investir en SCPI présente un risque de perte en capital. Le prix d’une part suit la valeur des immeubles détenus par la SCPI : si cette valeur baisse, le prix de la part peut baisser aussi. Dit simplement : personne ne te garantit de récupérer ta mise, et le montant récupéré à la revente peut être inférieur à celui que tu as investi.
Une SCPI n’est pas un placement liquide. Pour revendre tes parts, il faut qu’un acheteur se présente ou que la collecte permette à la société de gestion d’honorer ta demande de retrait. Ni le délai ni le prix de revente ne sont garantis : quand les demandes de retrait s’accumulent, l’attente peut durer plusieurs mois, voire davantage. Les modalités de retrait propres à chaque SCPI figurent dans sa note d’information.
Les revenus potentiels d’une SCPI ne sont ni garantis ni contractuels : ils peuvent baisser, voire s’interrompre.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Une moyenne de marché ne dit rien de précis sur une SCPI prise isolément.
Une SCPI s’envisage sur le long terme, en général au moins 8 ans, la durée exacte figurant dans le DIC de chaque SCPI. Elle ne convient pas à une épargne dont tu pourrais avoir besoin rapidement.

Écrit par
Rédaction éditoriale
L'équipe éditoriale de SCPI.com, sous la direction de PERIAL Asset Management. Elle signe les contenus qui ne portent pas la signature d'un expert nommé.