Contenu pédagogique. Il ne constitue ni un conseil en investissement ni une recommandation personnalisée.
- La fiscalité dépend des pays où la SCPI investit. Les revenus issus d’immeubles situés à l’étranger peuvent être concernés par la fiscalité locale. Leur traitement en France dépend ensuite de la convention fiscale applicable et de ta situation.
- Les conventions fiscales servent à éviter une double imposition. Selon les pays, les mécanismes ne sont pas exactement les mêmes : crédit d’impôt, exonération avec prise en compte pour déterminer le taux d’imposition. Tu n’as pas besoin de maîtriser tous ces mécanismes pour comprendre le principe.
- Taux de distribution, montant versé et revenu net ne sont pas la même chose. Une fiscalité peut avoir été acquittée par la SCPI pour le compte de ses associés avant le versement. Ce qu’il te reste réellement dépend ensuite de ta fiscalité personnelle.
- La déclaration peut demander davantage d’attention. Les règles peuvent varier selon les pays et évoluer d’une année à l’autre. Les documents fiscaux et l’accompagnement proposés par la société de gestion sont donc particulièrement importants.
Investir en SCPI présente un risque de perte en capital : tu peux récupérer moins que ce que tu as investi.
Les revenus potentiels d’une SCPI ne sont ni garantis ni contractuels : ils peuvent baisser, voire s’interrompre.
Revendre des parts de SCPI n’est jamais garanti et peut prendre du temps.
Les règles fiscales décrites ici peuvent évoluer, et leur effet dépend de ta situation personnelle : tranche d’imposition, enveloppe de détention, pays où se situent les immeubles.
Qu’est-ce qu’une SCPI européenne, fiscalement ?
Ne choisis pas une SCPI uniquement pour sa fiscalité. Une SCPI reste un investissement immobilier de long terme : la qualité du patrimoine, sa diversification, la stratégie, les risques et la qualité de la gestion doivent rester prioritaires. Une SCPI permet d’investir indirectement dans un patrimoine immobilier : bureaux, commerces, hôtels, logements, locaux d’activité, établissements de santé. La société de gestion sélectionne les immeubles, les achète, les loue et gère le patrimoine. Les locataires versent leurs loyers à la SCPI, qui peut ensuite distribuer une partie de ses résultats à ses associés sous forme de dividendes potentiels.
C’est une distinction importante : en tant qu’associé, tu ne perçois pas directement les loyers des immeubles. Tu détiens des parts de SCPI et peux percevoir des revenus potentiels liés à ces parts. L’AMF rappelle d’ailleurs que les SCPI distribuent des dividendes à leurs associés et que ni ces revenus ni le capital investi ne sont garantis.
On parle généralement de SCPI européenne lorsqu’une SCPI investit une part importante de son patrimoine dans plusieurs pays européens. Il ne s’agit pas d’un régime fiscal autonome : ce qui compte concrètement est la localisation réelle des immeubles et la façon dont les revenus qui en sont issus sont traités.
Une SCPI peut ainsi détenir des actifs en France, en Allemagne, en Espagne, en Italie, aux Pays-Bas ou dans d’autres pays européens. Chaque marché possède ses propres caractéristiques immobilières, économiques et fiscales.
Europe, Union européenne et zone euro ne veulent d’ailleurs pas dire la même chose. Une SCPI peut investir au Royaume-Uni ou en Suisse, par exemple : elle reste investie en Europe, mais hors de l’Union européenne et de la zone euro. Lorsqu’un investissement est réalisé dans une autre devise que l’euro, un risque de change peut également apparaître. Ce point est développé dans la page risques des SCPI.
Dans cet article, nous parlons principalement du cas d’un particulier résident fiscal français qui détient ses parts de SCPI en direct. Si tu investis via une assurance-vie, un PER, une société ou une autre enveloppe, le traitement peut être différent.
Investir en SCPI présente un risque de perte en capital : tu peux récupérer moins que ce que tu as investi.
Les revenus potentiels d’une SCPI ne sont ni garantis ni contractuels : ils peuvent baisser, voire s’interrompre.
Pourquoi la fiscalité change-t-elle quand la SCPI investit à l’étranger ?
Parce qu’un même investissement peut alors concerner plusieurs systèmes fiscaux.
Prenons le cas d’une SCPI française qui possède un immeuble à Madrid. L’immeuble génère des loyers en Espagne. Il est donc logique que la fiscalité espagnole puisse intervenir sur les revenus produits par cet actif.
En règle générale, les revenus provenant d’un immeuble situé à l’étranger sont d’abord concernés par la fiscalité du pays où se trouve cet immeuble. La convention fiscale conclue entre ce pays et la France précise ensuite comment ces revenus doivent être traités en France. L’administration fiscale française rappelle que le principe général des conventions est bien l’imposition des revenus immobiliers dans le pays de situation de l’immeuble, avec des mécanismes différents selon les conventions pour éviter une double imposition.
La SCPI peut notamment acquitter une fiscalité étrangère pour le compte de ses associés avant de leur verser leurs revenus.
Mais il ne faut pas en déduire qu’il existe une fiscalité type des SCPI européennes. Une SCPI investie en Espagne et une SCPI investie en Allemagne ne suivent pas nécessairement exactement les mêmes règles. Et une SCPI qui investit dans plusieurs pays peut combiner plusieurs traitements.
C’est précisément le rôle des conventions fiscales internationales : organiser les relations entre les différents États.
À quoi servent les conventions fiscales ?
Leur objectif est notamment d’éviter qu’un même revenu soit imposé deux fois sans mécanisme de correction : une première fois dans le pays où se trouve l’immeuble, puis une seconde fois en France comme si rien n’avait déjà été payé.
La France a conclu de nombreuses conventions fiscales avec d’autres États. Elles précisent quel pays peut imposer chaque catégorie de revenus et comment la France tient compte d’une éventuelle imposition étrangère.
Deux grandes logiques se rencontrent fréquemment.
Dans certains cas, le revenu est pris en compte en France mais un crédit d’impôt vient neutraliser tout ou partie de la double imposition. Le crédit d’impôt est simplement une somme venant réduire l’impôt français calculé selon les règles prévues par la convention.
Dans d’autres cas, les revenus concernés sont exonérés d’impôt en France mais peuvent être pris en compte pour déterminer le taux appliqué aux autres revenus du foyer. C’est ce qu’on appelle souvent la méthode du taux effectif.
Tu n’as pas besoin de savoir refaire ces calculs pour investir dans une SCPI européenne. Le message important est beaucoup plus simple : la convention prévoit la façon dont les deux systèmes fiscaux s’articulent.
Et cette mécanique n’est pas figée pour toujours. Une convention peut être modifiée, tout comme la fiscalité d’un pays ou la législation française. C’est l’une des raisons pour lesquelles un investissement de long terme ne doit jamais être choisi uniquement pour un traitement fiscal constaté au moment de la souscription.
Et les prélèvements sociaux de 17,2 % ?
C’est l’un des sujets qui créent le plus de confusion.
On lit souvent que les revenus d’une SCPI européenne échappent aux prélèvements sociaux de 17,2 %. La réalité est plus nuancée.
Certains revenus immobiliers de source étrangère peuvent effectivement ne pas supporter les prélèvements sociaux français. Mais leur traitement dépend notamment du mécanisme prévu par la convention applicable.
Le BOFiP distingue par exemple les revenus étrangers ouvrant droit à un crédit d’impôt égal à l’impôt français, qui ne sont pas soumis aux prélèvements sociaux dans les conditions qu’il décrit, de revenus relevant d’autres mécanismes conventionnels.
Autrement dit, il ne faut pas retenir une règle du type : SCPI française égale 17,2 % de prélèvements sociaux, SCPI européenne égale 0 %.
Ce raccourci est séduisant, mais il est trop simple pour être fiable dans toutes les situations.
Ce qu’il faut retenir : le traitement des prélèvements sociaux peut constituer une différence entre des revenus immobiliers français et certains revenus immobiliers étrangers, mais il doit toujours être apprécié au regard du pays, de la convention et de ta situation. À titre de repère, les 17,2 % applicables aux revenus fonciers français se décomposent en 9,2 % de CSG, 0,5 % de CRDS et 7,5 % de prélèvement de solidarité (service-public.fr, page vérifiée le 30 juin 2026).
Taux de distribution, montant versé, revenu net : trois choses différentes
C’est probablement le point le plus important pour bien lire la performance d’une SCPI européenne.
Le taux de distribution est un indicateur de performance calculé à partir de la distribution brute de la SCPI rapportée à un prix de référence de la part. L’AMF rappelle qu’il ne donne qu’une information partielle sur la performance d’une SCPI et qu’il doit être lu avec des indicateurs plus globaux.
Pour une SCPI investie à l’étranger, il faut aller un cran plus loin.
Le dividende utilisé pour calculer le taux de distribution est un dividende brut avant certaines fiscalités payées par le fonds pour le compte de l’associé. Les sociétés de gestion appliquant la méthodologie ASPIM distinguent ainsi le dividende brut utilisé pour l’indicateur du montant qui peut être effectivement perçu après cette fiscalité.
Imaginons donc une SCPI qui affiche un taux de distribution de 6 %. Cela ne signifie pas automatiquement que l’associé a reçu l’équivalent de 6 % de son investissement sur son compte bancaire.
Une partie de la fiscalité étrangère peut avoir été payée en amont par la SCPI pour le compte de ses associés.
C’est pourquoi présenter le taux de distribution comme ce que l’investisseur touche réellement peut être trompeur pour une SCPI investie à l’étranger.
Le bon réflexe est de regarder à la fois le taux de distribution, le dividende effectivement versé et les explications fiscales fournies par la société de gestion.
Ce taux de 6 % est une hypothèse d’illustration, pas une donnée réelle. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Le taux de distribution ne donne qu’une information partielle : il augmente mécaniquement quand le prix de part baisse, alors même que la valeur des parts détenues a diminué. Il se lit toujours avec la performance globale annuelle, calculée sur la même période, qui intègre l’évolution du prix de part. Aucun de ces taux n’est garanti ni contractuel.
Les trois niveaux à distinguer
Le taux de distribution publié, qui permet notamment de comparer la distribution des SCPI selon une méthodologie commune. C’est un indicateur du fonds, calculé à partir d’une distribution brute rapportée à un prix de référence de la part.
Le montant effectivement versé par la SCPI, qui peut être différent après prise en compte d’une fiscalité acquittée pour le compte de l’associé. Une partie de la fiscalité étrangère peut avoir été payée en amont par la SCPI pour le compte de ses associés.
Et enfin ce qu’il te reste réellement après ta propre fiscalité, qui dépend de ta situation personnelle. Taux de distribution, montant versé et revenu net après impôts ne sont pas la même chose.
La fiscalité des SCPI européennes est-elle plus avantageuse ?
Elle peut être différente. Cela ne veut pas dire qu’elle est toujours plus avantageuse.
Dans certaines situations, l’articulation entre fiscalité étrangère, convention fiscale et prélèvements sociaux peut conduire à un traitement intéressant pour l’épargnant français.
Mais la comparaison ne peut pas se résumer à une soustraction entre un taux français et un taux étranger.
Pourquoi ? Parce que le résultat dépend du pays, de la convention, de la nature des revenus, du mode de détention et de ta propre situation fiscale.
Deux personnes investissant dans la même SCPI peuvent donc ne pas tirer exactement les mêmes conclusions de son traitement fiscal.
Et surtout, une fiscalité favorable aujourd’hui n’est pas une promesse pour demain.
Les conventions et les règles fiscales peuvent évoluer pendant les années où tu détiens tes parts. Or une SCPI est un placement de long terme : l’AMF évoque traditionnellement une durée de détention de 8 à 15 ans, voire davantage, et souligne également son risque de liquidité.
Sur scpi.com, nous retenons donc un principe simple : une SCPI doit être envisagée sur un horizon de placement d’au moins 8 ans, sans que cela constitue une durée de blocage ou une garantie de pouvoir revendre à cette échéance.
Choisir un placement immobilier pour une règle fiscale qui pourrait avoir changé bien avant sa revente serait donc une mauvaise façon de regarder le sujet.
Faut-il choisir une SCPI européenne pour sa fiscalité ?
Non, pas uniquement.
Une société de gestion ne devrait pas rechercher un actif médiocre simplement parce qu’il se situe dans un pays fiscalement intéressant. Et un pays dont la convention avec la France serait moins favorable peut parfaitement offrir d’excellentes opportunités immobilières.
Ce qui crée de la valeur dans la durée reste d’abord l’immobilier : la qualité des emplacements, la solidité des locataires, les loyers encaissés par la SCPI, la durée des baux, le niveau d’occupation, la capacité à rénover ou repositionner les actifs, le prix auquel ils ont été achetés et leur valeur au moment de la revente.
La diversification géographique peut aussi avoir du sens pour ne pas dépendre d’un seul marché immobilier ou d’un seul cycle économique.
Une fiscalité favorable ne transforme pas une mauvaise SCPI en bon investissement.
Regarde donc d’abord la stratégie et le patrimoine. La fiscalité vient ensuite.
Comment déclarer les revenus d’une SCPI européenne ?
C’est probablement le moment où la différence avec une SCPI investie uniquement en France devient la plus concrète.
Avec plusieurs pays dans le portefeuille, la déclaration fiscale peut demander un peu plus d’attention. Les conventions prévoient différents mécanismes, notamment des crédits d’impôt ou des dispositifs d’exonération avec taux effectif, et les informations doivent être reportées selon les règles applicables à l’année concernée. L’administration fiscale recommande d’ailleurs de se référer en priorité à la convention correspondant au pays d’origine des revenus.
Mais cela ne signifie pas que tu dois devenir fiscaliste.
La société de gestion transmet chaque année les informations permettant à ses associés de préparer leur déclaration : origine des revenus, montants concernés, éléments fiscaux utiles et indications nécessaires au report.
Le point important est de ne pas mémoriser une case de déclaration trouvée sur Internet en pensant qu’elle sera toujours valable. La numérotation des formulaires peut évoluer et les modalités ne sont pas nécessairement identiques selon le mécanisme conventionnel.
Suis en priorité les informations fiscales fournies par la société de gestion et les instructions de l’administration fiscale correspondant à l’année de ta déclaration. Le parcours détaillé figure dans la page déclaration des revenus de SCPI.
L’accompagnement fiscal peut aussi faire la différence
C’est un critère de choix souvent oublié.
Deux SCPI peuvent avoir une stratégie immobilière intéressante, mais ne pas offrir le même niveau d’accompagnement à leurs associés.
Certaines sociétés de gestion mettent à disposition des guides détaillés, des tutoriels, des webinaires consacrés à la déclaration, une assistance téléphonique ou, dans certains cas, un accès à des experts.
Lorsque ta SCPI détient des immeubles dans plusieurs pays, la qualité de cette information peut réellement te simplifier la vie.
Une bonne société de gestion ne se contente pas d’acheter des immeubles. Elle doit aussi être capable d’expliquer clairement à ses associés ce qu’elle fait et de leur fournir une information exploitable.
Sur un sujet aussi évolutif que la fiscalité internationale, ce niveau de service mérite d’être regardé au moment de comparer plusieurs SCPI.
Et la fiscalité des plus-values ?
La fiscalité d’une SCPI européenne ne s’arrête pas aux revenus potentiels.
Lorsqu’une SCPI revend un immeuble situé à l’étranger à un prix supérieur à celui retenu pour déterminer la plus-value, cette cession peut elle aussi avoir des conséquences fiscales.
L’administration fiscale française rappelle que les conventions internationales traitent également les plus-values immobilières et que leur principe d’imposition suit généralement celui applicable aux revenus fonciers issus de ces biens.
Là encore, inutile de retenir un taux unique ou une formule.
Le traitement dépend du pays où se trouve l’immeuble, des règles locales et de la convention fiscale en vigueur.
La société de gestion gère ces opérations au niveau du fonds et fournit aux associés les informations fiscales nécessaires lorsqu’elles ont une conséquence pour eux.
C’est aussi pourquoi comparer deux SCPI européennes uniquement à partir de la fiscalité de leurs revenus potentiels serait incomplet : la vie d’un patrimoine immobilier comprend également des acquisitions, des travaux et des cessions.
Une SCPI européenne est-elle concernée par l’IFI ?
Oui, potentiellement.
L’IFI concerne les foyers dont le patrimoine immobilier net taxable dépasse 1,3 million d’euros.
Les parts de sociétés ou d’organismes détenant de l’immobilier sont prises en compte à hauteur de la fraction de leur valeur représentative d’actifs immobiliers imposables, y compris lorsque les structures ou certains actifs sont situés hors de France.
En pratique, la société de gestion communique les informations nécessaires à ses associés pour déterminer la valeur concernée.
La présence d’immeubles à l’étranger ne signifie donc pas, à elle seule, que les parts sortent de l’IFI.
Certaines situations patrimoniales particulières, notamment le démembrement, peuvent suivre des règles spécifiques. Inutile de chercher à les résumer en une phrase : si tu es concerné, il faut regarder ta situation précise, et la page SCPI et IFI entre dans le détail.
Et si les parts sont détenues en assurance-vie, dans un PER ou via une société ?
Le raisonnement change.
Tout ce que nous venons d’expliquer concerne principalement la détention directe de parts par un particulier résident fiscal français.
Dans une assurance-vie, l’épargnant relève d’abord du fonctionnement et de la fiscalité du contrat. Tant qu’aucun rachat n’est effectué, les gains du contrat ne sont pas imposés à l’impôt sur le revenu ; la fiscalité intervient notamment lors des retraits selon les règles de l’assurance-vie.
Le traitement concret des revenus d’une SCPI européenne peut également dépendre des modalités prévues par l’assureur et le contrat. Il ne faut donc jamais transposer automatiquement ce qui se passe en détention directe à une unité de compte immobilière. Le sujet est développé dans la page SCPI via assurance-vie.
Même logique avec un PER, qui possède sa propre fiscalité à l’entrée et à la sortie.
Enfin, lorsqu’une société soumise à l’impôt sur les sociétés détient les parts, on entre dans une autre logique fiscale. Le sujet mérite alors une analyse spécifique plutôt qu’une règle générale destinée aux particuliers.
La fiscalité des SCPI européennes peut être intéressante à comprendre. Elle ne doit pas devenir plus importante que l’investissement lui-même.
D’abord l’immobilier. Ensuite la fiscalité.
Regarde la stratégie de la SCPI, la qualité et la diversification de ses actifs, la capacité de la société de gestion à les acheter au bon prix et à les gérer dans le temps, les risques, les frais, l’horizon de placement et les perspectives de performance.
Regarde ensuite la fiscalité, en gardant à l’esprit qu’elle dépend de ta situation et qu’elle peut évoluer.
Et si la SCPI investit dans plusieurs pays, ajoute un critère souvent sous-estimé : la qualité de l’information et de l’accompagnement proposé aux associés.
La fiscalité internationale n’a pas besoin d’être effrayante. Il faut surtout comprendre qu’elle ne se résume pas à un taux unique et que tu n’es pas censé tout recalculer seul.
Ce calcul est une illustration fondée sur des hypothèses générales qui peuvent ne pas se vérifier : ce n’est ni une promesse ni un conseil personnalisé. Investir en SCPI présente un risque de perte en capital.
Questions fréquentes
Elle peut être différente de celle des revenus potentiels. Lorsqu’un immeuble situé à l’étranger est vendu avec une plus-value, son traitement dépend notamment des règles du pays concerné et de la convention fiscale applicable avec la France. La société de gestion gère ces opérations au niveau du fonds et fournit aux associés les informations fiscales nécessaires.
Oui, potentiellement. Si ton patrimoine immobilier net taxable dépasse 1,3 million d’euros, la fraction immobilière taxable de tes parts peut entrer dans le calcul de l’IFI. La société de gestion communique généralement les informations nécessaires à ses associés. Certaines situations patrimoniales particulières, notamment le démembrement, peuvent suivre des règles spécifiques.
Oui, surtout lorsqu’une SCPI investit dans plusieurs pays. Guides, webinaires, assistance à la déclaration ou accès à des spécialistes peuvent faciliter les démarches lorsqu’ils sont proposés. Ce n’est pas le premier critère de choix d’une SCPI, mais c’est un niveau de service qui mérite d’être comparé. Toutes les sociétés de gestion ne le proposent pas.
Suis d’abord les informations fiscales transmises chaque année par la société de gestion. Selon les pays et les conventions applicables, différents mécanismes peuvent intervenir pour éviter une double imposition. Les formulaires et modalités déclaratives pouvant évoluer, vérifie également les instructions de l’administration correspondant à l’année concernée.
Non, pas uniquement. La fiscalité peut faire partie de l’analyse mais elle dépend des pays, de ta situation et de conventions qui peuvent évoluer. La qualité du patrimoine, la diversification, la stratégie, les risques et la société de gestion doivent rester les premiers critères de choix. Une fiscalité favorable ne transforme pas une mauvaise SCPI en bon investissement.
Pas nécessairement. Le taux de distribution est calculé à partir d’une distribution brute et peut intégrer des montants de fiscalité payés par la SCPI pour le compte de ses associés. Le montant effectivement versé peut donc être différent, et ce qu’il te reste après impôts dépend ensuite de ta propre situation fiscale.
Pas systématiquement. Certains revenus immobiliers de source étrangère peuvent ne pas supporter les prélèvements sociaux français, mais cela dépend notamment du mécanisme prévu par la convention applicable. Il ne faut donc pas retenir une règle générale selon laquelle une SCPI européenne échapperait par principe aux prélèvements sociaux. Le pays, la convention et ta situation personnelle commandent le résultat.
Elle dépend des pays dans lesquels la SCPI investit, des conventions fiscales conclues avec la France et de ta situation personnelle. En général, les revenus issus d’immeubles situés à l’étranger sont d’abord concernés par la fiscalité du pays où se trouvent les actifs. Les conventions fiscales organisent ensuite leur traitement en France afin notamment d’éviter une double imposition.
Pour aller plus loin
Pour approfondir un point précis, retrouve nos contenus consacrés à la fiscalité des SCPI, à la déclaration des revenus de SCPI, aux SCPI et à l’IFI, aux SCPI détenues en assurance-vie, aux risques des SCPI, au taux de distribution, aux frais des SCPI et à notre page SCPI, c’est quoi ?
Ce qu’il faut retenir
Investir dans une SCPI européenne permet d’accéder à des marchés immobiliers différents et de diversifier géographiquement son patrimoine. Cette ouverture internationale entraîne aussi des règles fiscales particulières.
Mais le principe est plus simple qu’il n’y paraît : les revenus générés à l’étranger peuvent être concernés par la fiscalité locale, puis les conventions conclues avec la France organisent leur traitement pour éviter une double imposition.
Le résultat exact dépend du pays, de ton mode de détention et de ta situation personnelle.
La fiscalité peut donc être un élément intéressant de l’investissement, mais jamais une promesse de performance ni une raison suffisante pour choisir une SCPI.
Commence par regarder l’immobilier. Puis la qualité de la gestion. Puis les risques et les frais. Et seulement ensuite la fiscalité.
C’est cette lecture d’ensemble qui permet de comparer les SCPI sur de bonnes bases.
Avertissement
Cet article présente les grands principes applicables à la date de sa mise à jour. La fiscalité dépend de ta situation personnelle et peut évoluer. Si ta situation est particulière, un conseil fiscal personnalisé peut être utile. Investir en SCPI comporte notamment un risque de perte en capital et de liquidité. Les revenus potentiels ne sont pas garantis et les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
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Rendement, frais, liquidité, patrimoine, société de gestion : une SCPI s'évalue sur plusieurs critères. Cette checklist réunit les 12 questions à se poser, indique où trouver chaque réponse et signale les points qui méritent attention.
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Ce contenu a une vocation purement pédagogique : il décrit des mécanismes généraux et ne présente aucune SCPI en particulier. Il ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée, ni une sollicitation. Avant toute décision, lis le document d’informations clés (DIC) et la note d’information de la SCPI qui t’intéresse, disponibles gratuitement auprès de sa société de gestion ou de ton intermédiaire.
Investir en SCPI présente un risque de perte en capital. Le prix d’une part suit la valeur des immeubles détenus par la SCPI : si cette valeur baisse, le prix de la part peut baisser aussi. Dit simplement : personne ne te garantit de récupérer ta mise, et le montant récupéré à la revente peut être inférieur à celui que tu as investi.
Une SCPI n’est pas un placement liquide. Pour revendre tes parts, il faut qu’un acheteur se présente ou que la collecte permette à la société de gestion d’honorer ta demande de retrait. Ni le délai ni le prix de revente ne sont garantis : quand les demandes de retrait s’accumulent, l’attente peut durer plusieurs mois, voire davantage. Les modalités de retrait propres à chaque SCPI figurent dans sa note d’information.
Les revenus potentiels d’une SCPI ne sont ni garantis ni contractuels : ils peuvent baisser, voire s’interrompre.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Une moyenne de marché ne dit rien de précis sur une SCPI prise isolément.
Une SCPI s’envisage sur le long terme, en général au moins 8 ans, la durée exacte figurant dans le DIC de chaque SCPI. Elle ne convient pas à une épargne dont tu pourrais avoir besoin rapidement.
Les règles fiscales décrites ici peuvent évoluer, et leur effet dépend de ta situation personnelle : tranche d’imposition, enveloppe de détention, pays où se situent les immeubles.

Écrit par
Rédaction éditoriale
L'équipe éditoriale de SCPI.com, sous la direction de PERIAL Asset Management. Elle signe les contenus qui ne portent pas la signature d'un expert nommé.