Comprendre les SCPI

PER ou SCPI : deux façons différentes et complémentaires de préparer sa retraite

PER et SCPI ne sont pas de même nature, mais ils peuvent répondre au même besoin : mettre de l’épargne de côté aujourd’hui pour disposer demain d’un capital, de revenus complémentaires potentiels, ou des deux. Le plan d’épargne retraite, ou PER, est une enveloppe conçue pour accumuler une épargne jusqu’à la retraite. L’argent y est investi sur différents supports et reste, sauf exceptions, indisponible jusque-là. À la retraite, selon l’origine des sommes détenues dans le plan, tu peux notamment récupérer cette épargne sous forme de capital, de rente, ou combiner les deux. Une SCPI est un placement immobilier. Détenue en pleine propriété, elle peut distribuer des dividendes potentiels pendant ta vie active et continuer à le faire après ton départ à la retraite. Mais une SCPI peut aussi être utilisée autrement : en achetant temporairement uniquement la nue-propriété des parts, tu renonces aux dividendes potentiels pendant une durée déterminée et récupères la pleine propriété à son terme. Cette durée peut être choisie pour être cohérente avec ta date prévisionnelle de retraite. PER et SCPI peuvent donc être alternatifs pour une même somme d’épargne, complémentaires dans un patrimoine, voire combinés lorsque le PER référence lui-même des supports immobiliers. La vraie question n’est pas forcément « PER ou SCPI ? ». C’est plutôt : comment veux-tu que ton épargne travaille aujourd’hui, et comment veux-tu la retrouver à la retraite ?

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Avertissement

Contenu pédagogique. Il ne constitue ni un conseil en investissement ni une recommandation personnalisée.

L’essentiel en une minute

PER et SCPI peuvent servir le même objectif : préparer financièrement ta retraite. Mais ils ne le font pas de la même manière.

Le PER fait capitaliser ton épargne dans une enveloppe dédiée à la retraite. Les supports peuvent gagner ou perdre de la valeur pendant la phase d’épargne, mais l’argent reste en principe dans le plan. À la retraite, l’épargne issue notamment des versements volontaires peut être récupérée en capital, en rente ou en combinant les deux.

Le PER peut aussi procurer un avantage fiscal au moment du versement. Dans certaines limites, tes versements volontaires peuvent réduire ton revenu imposable. Ce n’est toutefois pas un cadeau fiscal sans contrepartie : la fiscalité à la sortie dépend notamment du fait d’avoir utilisé ou non cette déduction.

Une SCPI détenue en pleine propriété peut distribuer des revenus potentiels pendant la vie active puis à la retraite. Leur montant et leur régularité ne sont jamais garantis.

Une SCPI en nue-propriété peut au contraire être pensée pour plus tard. Pendant le démembrement, tu ne perçois pas les dividendes potentiels. À son terme, tu retrouves la pleine propriété des parts et peux alors bénéficier des distributions futures éventuelles.

PER et SCPI n’ont pas la même disponibilité. Le PER est en principe bloqué jusqu’à la retraite, hors cas prévus par la loi. Une SCPI n’est pas bloquée juridiquement de la même manière, mais revendre ses parts peut prendre du temps et le montant récupéré n’est pas garanti.

Ils peuvent enfin se combiner. Certains PER permettent d’investir dans des supports immobiliers, dont parfois des SCPI. Dans ce cas, ce sont les règles du PER qui encadrent ton épargne.

Points de vigilance

Investir en SCPI présente un risque de perte en capital : tu peux récupérer moins que ce que tu as investi.

Les règles fiscales décrites ici peuvent évoluer, et leur effet dépend de ta situation personnelle : tranche d’imposition, enveloppe de détention, pays où se situent les immeubles.

PER et SCPI : est-ce vraiment comparable ?

Pas complètement.

Un PER est d’abord une enveloppe.

Cela signifie qu’il organise la manière dont ton épargne est investie, sa fiscalité et les conditions auxquelles tu pourras la récupérer.

Ce n’est donc pas le PER lui-même qui « rapporte » potentiellement.

Ce sont les placements détenus à l’intérieur qui prennent ou perdent de la valeur : fonds en euros dans certains PER d’assurance, fonds obligataires, actions, supports immobiliers ou autres unités de compte selon le plan choisi.

Une SCPI est, elle, un placement.

Elle rassemble l’épargne de nombreux associés afin d'acheter des immeubles, de les louer et de les gérer. Elle peut ensuite distribuer une partie de ses résultats sous forme de dividendes potentiels.

Comparer directement les deux reviendrait donc à comparer un contenant et un investissement.

Mais la question « PER ou SCPI ? » reste parfaitement légitime.

Pourquoi ?

Parce qu’en pratique, tu peux disposer aujourd’hui d’une même somme d’argent et te demander :

qu’est-ce que j’en fais pour préparer ma retraite ?

Et là, les deux deviennent bien deux leviers possibles.

Points de vigilance

Investir en SCPI présente un risque de perte en capital : tu peux récupérer moins que ce que tu as investi.

Les revenus potentiels d’une SCPI ne sont ni garantis ni contractuels : ils peuvent baisser, voire s’interrompre.

Avec un PER, tu accumules une épargne pour la retraite

La logique du PER est relativement simple.

Pendant ta vie active, tu y verses de l’argent.

Cet argent est investi sur les supports proposés par ton plan et peut évoluer à la hausse ou à la baisse selon leur nature.

Tant que tu ne sors pas du PER, l’épargne et les éventuels gains restent dans l’enveloppe.

Tu ne reçois donc pas normalement sur ton compte bancaire les revenus produits par les supports : ils continuent à participer à la constitution de ton épargne retraite selon le fonctionnement du plan.

Un avantage fiscal possible au moment du versement

Les versements volontaires sur un PER peuvent, dans certaines limites, être déduits de ton revenu imposable.

Concrètement, si un versement est déductible, ton revenu soumis à l’impôt est réduit l’année du versement.

Cela peut donc bien entraîner une économie d’impôt aujourd’hui.

Mais cet avantage n’est pas sans contrepartie.

Si tu choisis de déduire tes versements, la fiscalité applicable lorsque tu récupéreras l’argent tiendra compte de cette déduction.

Le PER permet donc de déplacer dans le temps une partie de la fiscalité, avec un intérêt qui dépend de ta situation au moment des versements et de celle que tu connaîtras à la sortie.

C’est pourquoi il serait trompeur de présenter systématiquement la déduction fiscale comme un « gain » définitif ou, à l’inverse, comme un simple jeu d’écriture sans intérêt.

Sa valeur dépend de chaque situation.

Une nouveauté depuis 2026

Depuis le 1er janvier 2026, les versements effectués à partir du 70e anniversaire du titulaire ne bénéficient plus de la déduction fiscale à l’entrée.

Pour la plupart des épargnants qui utilisent le PER pour préparer leur retraite pendant leur vie active, cela ne change évidemment pas le principe du produit.

Mais c’est une raison supplémentaire de toujours vérifier les règles fiscales en vigueur au moment d’un versement.

À la retraite, comment récupères-tu l’argent de ton PER ?

Le PER n’oblige pas systématiquement à choisir entre « tout récupérer » ou « recevoir uniquement une rente ».

Pour l’épargne issue notamment des versements volontaires, tu peux à la retraite choisir, selon les droits concernés :

  • une sortie en capital, éventuellement versée en plusieurs fois ;
  • une rente viagère, c’est-à-dire un revenu versé périodiquement pendant ta vie ;
  • ou une combinaison des deux.

Cette souplesse est importante.

Tu peux donc avoir utilisé ton PER pendant vingt ou trente ans pour constituer une épargne, puis décider à la retraite de récupérer une partie sous forme de capital et de transformer une autre partie en revenu régulier.

Attention toutefois : tous les compartiments d’un PER n’obéissent pas exactement aux mêmes règles. Les sommes provenant de certains versements obligatoires sont notamment soumises à un régime différent.

Pour comprendre un PER, il faut donc toujours savoir d’où vient l’épargne qu’il contient.

L’argent du PER est-il vraiment bloqué ?

En principe, oui, jusqu’à la retraite.

C’est même l’une des caractéristiques essentielles du produit.

La loi prévoit toutefois plusieurs situations dans lesquelles tu peux récupérer ton épargne plus tôt, notamment certains accidents de la vie ou, pour certaines sommes, l’acquisition de ta résidence principale.

Ces cas de déblocage sont des exceptions.

Ils ne transforment pas le PER en épargne disponible à tout moment.

C’est pourquoi une question doit précéder le versement sur un PER :

ai-je suffisamment d’épargne disponible à côté pour mes besoins imprévus ou mes projets plus proches ?

Le PER est conçu pour de l’argent que tu acceptes d’orienter vers le long terme.

Avec une SCPI en pleine propriété, tu peux rechercher des revenus dès maintenant

La logique d’une SCPI détenue directement en pleine propriété est différente.

Tu achètes des parts d’un fonds immobilier.

La SCPI détient des immeubles, perçoit principalement des loyers, supporte les dépenses liées à leur gestion et peut distribuer une partie de ses résultats à ses associés.

Tu peux donc recevoir des dividendes potentiels pendant ta vie active.

Et si tu conserves tes parts après ton départ à la retraite, elles peuvent continuer à ouvrir droit aux distributions futures.

Cette logique peut être intéressante pour celui qui souhaite déjà compléter ses revenus aujourd’hui.

Mais elle n’impose pas de consommer ces sommes.

Tu peux également choisir d’épargner ou de réinvestir tout ou partie de ce que tu reçois.

Distribué ne veut pas toujours dire versé sur ton compte

Lorsque l’on parle des revenus d’une SCPI, une précision est importante.

Le dividende brut correspond à ce que la SCPI distribue.

Le montant effectivement crédité sur ton compte peut être inférieur, notamment lorsqu’une partie de la fiscalité a déjà été acquittée par la SCPI pour ton compte.

C’est donc le dividende brut par part qui permet de comprendre combien la SCPI a distribué, tandis que le montant versé correspond au cash réellement reçu.

Pour aller plus loin, notre article consacré au taux de distribution d’une SCPI explique cette différence.

Revenus non garantis

Les revenus potentiels d’une SCPI ne sont ni garantis ni contractuels : ils peuvent baisser, voire s’interrompre.

Quel niveau de revenus une SCPI peut-elle distribuer ?

Pour donner un repère, le taux de distribution moyen des SCPI s’est établi à 4,91 % en 2025 selon l’ASPIM.

La performance globale annuelle moyenne, qui ajoute l’évolution du prix de la part à la distribution, s’est établie à +1,5 %.

Ces chiffres décrivent le marché dans son ensemble.

Ils ne constituent ni une prévision ni un objectif pour une SCPI particulière.

Et surtout, un taux de distribution ne correspond pas automatiquement à ce qui sera crédité sur ton compte.

Le dividende brut, le délai de jouissance, ta date de souscription et la fiscalité ont aussi leur importance.

Pour préparer une retraite, la vraie question n’est donc pas :

« Combien les SCPI distribuent-elles aujourd’hui ? »

mais :

« Quelle capacité de distribution le patrimoine pourra-t-il conserver sur la durée ? »

Personne ne peut connaître cette réponse à l’avance.

Définition du taux de distribution

Le taux de distribution est la division du dividende brut versé au titre de l’année N, avant prélèvement libératoire et autre fiscalité payée par le fonds pour le compte de l’associé (y compris les acomptes exceptionnels et la quote-part de plus-values distribuées), par le prix de souscription au 1er janvier de l’année N pour une SCPI à capital variable, ou par le prix de part acquéreur moyen de l’année N-1 pour une SCPI à capital fixe (méthode ASPIM). La part des revenus non récurrents (recours au report à nouveau, distribution de plus-values) dans ce total doit être précisée. Cet indicateur ne tient pas compte de l’évolution du prix de part, et il n’est ni garanti ni contractuel. Le chiffre de 4,91 % est une moyenne de marché calculée selon cette méthode sur l’année 2025 (source : ASPIM) : il ne dit rien de précis sur une SCPI prise isolément. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Une SCPI peut aussi être utilisée pour rechercher des revenus plus tard

C’est un point essentiel : investir en SCPI ne signifie pas nécessairement vouloir percevoir des revenus immédiatement.

Tu peux aussi souscrire des parts en nue-propriété temporaire.

Le principe est assez simple.

Pendant une durée prévue à l’avance, la propriété des parts est séparée entre :

  • l’usufruitier, qui perçoit les dividendes potentiels ;
  • le nu-propriétaire, qui détient la nue-propriété mais ne perçoit pas les revenus pendant cette période.

En contrepartie de l’absence de revenus pendant le démembrement, le nu-propriétaire n’achète qu’une fraction du prix correspondant à la pleine propriété.

À la fin de la durée prévue, le démembrement prend fin et le nu-propriétaire retrouve automatiquement la pleine propriété des parts.

Une stratégie possible pour préparer la retraite

Imaginons que ta retraite soit prévue dans une dizaine d’années et que tu n’aies pas besoin de revenus complémentaires aujourd’hui.

Tu peux choisir une durée de nue-propriété cohérente avec cet horizon.

Pendant le démembrement :

tu ne perçois aucun dividende potentiel sur ces parts.

Puis, lorsque la pleine propriété est reconstituée :

les parts peuvent commencer à ouvrir droit aux dividendes potentiels distribués par la SCPI.

Tu peux ainsi chercher à faire coïncider approximativement le moment où tes revenus professionnels diminuent avec celui où les parts commencent à produire des revenus potentiels pour toi.

Attention : il ne s’agit pas d’un revenu futur garanti.

Entre aujourd’hui et la fin du démembrement, la valeur des parts peut évoluer et le niveau des distributions futures peut monter ou baisser.

La date de ta retraite peut également changer.

Il est donc plus juste de parler d’une durée de démembrement cohérente avec ton horizon de retraite que d’un calendrier parfaitement certain.

Trois chemins possibles vers la retraite

PER, SCPI en pleine propriété et SCPI en nue-propriété permettent ainsi d’organiser différemment le temps.

Ce tableau ne désigne pas un meilleur choix.

Il montre simplement que le calendrier n’est pas le même.

Fiscalité : deux logiques différentes

La fiscalité est souvent présentée comme le principal argument du PER.

Elle mérite d’être regardée, mais elle ne doit pas faire oublier l’objectif patrimonial.

  | PER | SCPI en pleine propriété | SCPI en nue-propriété temporaire
Pendant la vie active | L’épargne reste investie dans le plan | Dividendes potentiels possibles | Pas de dividendes pour le nu-propriétaire
Objectif possible | Constituer progressivement une épargne retraite | Constituer un patrimoine et éventuellement percevoir des revenus dès aujourd’hui | Constituer un patrimoine pour rechercher des revenus plus tard
À la retraite | Capital, rente ou combinaison selon les droits détenus | Dividendes potentiels si les parts sont conservées | Pleine propriété retrouvée et dividendes potentiels possibles
Disponibilité | En principe bloquée jusqu’à la retraite, hors exceptions | Pas de blocage légal comparable, mais sortie non garantie | Très faible souplesse pendant la durée prévue du démembrement
Fiscalité pendant la phase d’épargne | Cadre fiscal propre au PER | Fiscalité de la détention directe | Pas de revenus de SCPI perçus par le nu-propriétaire pendant le démembrement
Risque sur le capital | Dépend des supports choisis | Capital non garanti | Capital non garanti

Dans un PER

Les versements volontaires peuvent bénéficier d’une déduction fiscale dans les conditions et limites prévues.

Si cette déduction est utilisée, elle a ensuite des conséquences sur la fiscalité de la sortie.

À l’inverse, tu peux choisir de ne pas déduire certains versements, ce qui modifie leur traitement à la sortie.

La fiscalité dépend également de la manière dont tu récupères l’épargne : capital ou rente.

Plutôt que de retenir une formule du type « le PER fait économiser X % d’impôt », il est plus juste de comprendre que le résultat dépend de ta propre situation fiscale à l’entrée et à la sortie.

Avec une SCPI détenue directement

La fiscalité intervient au fil de la détention.

Son traitement dépend notamment de la nature et de l’origine des revenus de la SCPI : immobilier français, patrimoine situé à l’étranger ou encore certains revenus financiers ne sont pas nécessairement imposés de la même manière.

Une SCPI détenue directement ne bénéficie donc pas de la même enveloppe fiscale qu’un PER.

En revanche, elle ne t’impose pas d’attendre la retraite pour bénéficier des distributions potentielles.

Avec une SCPI en nue-propriété

Pendant le démembrement, le nu-propriétaire ne perçoit pas les revenus des parts.

Il n’est donc pas imposé personnellement sur des dividendes de SCPI qu’il ne reçoit pas.

La fiscalité du démembrement comporte toutefois d’autres règles, notamment patrimoniales, qui méritent une analyse propre.

Notre guide consacré à la SCPI en nue-propriété détaille ce fonctionnement.

Les frais : regarde tout le parcours

PER et SCPI comportent des frais, mais ils ne fonctionnent pas de la même manière.

Dans un PER

Selon le plan et les supports choisis, tu peux rencontrer notamment :

  • des frais propres au plan ;
  • des frais liés à sa gestion ;
  • des frais propres aux supports dans lesquels ton épargne est investie.

Ils peuvent peser sur la performance pendant de nombreuses années.

Il faut donc regarder le coût du plan et celui des supports.

Dans une SCPI

Lorsqu’elle existe, la commission de souscription est intégrée au prix payé pour acquérir les parts.

Des commissions de gestion et éventuellement d’autres frais existent également selon la SCPI.

Ces frais doivent être analysés sur la durée recommandée du placement.

Les comparer avec ceux d’un PER en additionnant simplement des pourcentages n’aurait pas beaucoup de sens : ils ne sont ni prélevés au même moment ni calculés sur les mêmes bases.

PER bloqué ou SCPI liquide : attention au faux raccourci

Le PER est en principe bloqué jusqu’à la retraite.

Cela peut sembler beaucoup plus contraignant qu’une SCPI.

Mais écrire qu’une SCPI est « disponible » serait également trompeur.

Avec le PER

L’indisponibilité est principalement juridique.

Tu sais dès le départ que tu ne peux normalement pas récupérer l’épargne avant la retraite, en dehors des cas prévus.

Avec une SCPI en pleine propriété

Tu peux demander à sortir sans attendre un âge donné.

Mais la sortie n’est pas garantie dans un délai précis ni à un prix déterminé.

Une SCPI n’est pas un livret bancaire.

Avec une nue-propriété temporaire

La logique est différente encore.

La stratégie est construite dès le départ sur une durée pendant laquelle tu ne perçois pas les revenus et où la sortie peut être particulièrement contraignante.

Tu acceptes cette immobilisation parce que ton horizon est justement plus lointain.

PER et SCPI peuvent donc tous deux concerner une épargne de long terme, mais pas pour les mêmes raisons.

Et si tu mets des SCPI dans un PER ?

C’est possible lorsque le plan choisi référence ce type de support.

Et c’est probablement la meilleure preuve que « PER ou SCPI » n’est pas forcément un duel.

Tu peux avoir un PER comme enveloppe et une SCPI comme support à l’intérieur.

Mais le fonctionnement n’est alors plus celui d’une SCPI détenue directement.

Les revenus restent dans l’enveloppe

Les revenus produits par le support ne sont pas destinés à devenir immédiatement un complément de revenu sur ton compte.

Ils restent traités à l’intérieur du PER selon les conditions prévues par le plan.

Tu retrouves donc la logique de capitalisation de l’enveloppe retraite.

La fiscalité devient celle du PER

Tu n’appliques pas chaque année à ces revenus le même régime que si tu détenais directement des parts de SCPI.

C’est le cadre fiscal du PER qui organise la sortie de l’épargne.

Ton choix de SCPI est plus limité

Tu n’as accès qu’aux supports référencés par ton contrat.

Le choix peut donc être plus restreint que lorsque tu investis directement.

Il faut regarder les frais des deux étages

Le support immobilier conserve ses propres frais.

Le PER peut ajouter ceux de l’enveloppe.

Mais, là encore, ne les additionne pas mécaniquement : regarde plutôt leur nature, leur base de calcul et le moment où ils sont prélevés.

Points de vigilance

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Une moyenne de marché ne dit rien de précis sur une SCPI prise isolément.

Quand une SCPI applique des frais de souscription, ils réduisent dès le premier jour le montant réellement investi : si tu revendais rapidement, tu récupérerais moins que ta mise, même sans baisse du marché. Plus la détention est courte, plus ces frais pèsent sur le résultat.

Et en cas de décès ?

C’est également un élément de stratégie patrimoniale.

Des parts de SCPI détenues directement font partie du patrimoine de leur propriétaire et entrent dans sa succession.

Pour le PER, le fonctionnement dépend notamment de sa forme.

Un PER compte-titres entre dans la succession.

Un PER assurantiel permet de désigner un ou plusieurs bénéficiaires et suit des règles propres aux contrats d’assurance, notamment en fonction de l’âge au décès.

Le sujet peut devenir rapidement technique.

Mais il faut au moins retenir que PER et SCPI directe n’ont pas les mêmes règles de transmission, ce qui peut également compter dans une stratégie de long terme.

Alors, PER ou SCPI pour préparer sa retraite ?

La réponse ne tient pas dans un classement.

Ces outils peuvent être utilisés séparément ou ensemble.

Le plus utile est de commencer par trois questions.

1. Quand as-tu besoin de l’argent ?

Si ton objectif est exclusivement la retraite et que tu acceptes de ne pas disposer de cette épargne jusque-là, le PER est conçu autour de cet horizon.

Si tu veux pouvoir percevoir des revenus potentiels avant ta retraite, une SCPI en pleine propriété répond à une autre logique.

Si tu n’as pas besoin de revenus aujourd’hui mais souhaites essayer d’en organiser pour plus tard, la nue-propriété apporte une troisième possibilité.

2. Sous quelle forme veux-tu retrouver ton épargne ?

Avec un PER, tu peux notamment organiser une récupération en capital, en rente ou en combinant les deux selon les sommes concernées.

Avec une SCPI conservée en pleine propriété, tu restes propriétaire de parts qui peuvent distribuer des dividendes potentiels.

Ce n’est pas la même chose.

Une rente viagère transforme une épargne en versements périodiques selon les conditions du contrat.

Une SCPI conserve un capital investi dans des parts dont la valeur peut évoluer et qui peuvent continuer à produire des revenus potentiels.

3. Quelle place veux-tu donner à la fiscalité ?

Le PER peut réduire ton revenu imposable aujourd’hui lorsque les conditions de déduction sont remplies.

Une SCPI détenue directement produit au contraire une fiscalité pendant la durée de détention selon la nature des revenus.

La nue-propriété peut différer le moment où tu commenceras à percevoir les revenus potentiels de la SCPI.

Ces différences peuvent compter.

Mais la fiscalité ne devrait pas être la seule raison de choisir un placement qui engage ton épargne pendant plusieurs années.

PER et SCPI peuvent aussi simplement se compléter

Préparer sa retraite ne signifie pas forcément choisir un seul produit.

Un patrimoine peut par exemple combiner :

  • une épargne disponible pour les imprévus ;
  • un PER destiné à accumuler un capital de long terme ;
  • des SCPI en pleine propriété pour rechercher des revenus potentiels ;
  • des SCPI en nue-propriété pour préparer une période de revenus plus lointaine ;
  • et d’autres placements financiers ou immobiliers.

Diversifier ne signifie pas empiler des produits.

Cela signifie surtout ne pas faire dépendre tous tes futurs revenus, ton capital ou ta disponibilité d’un seul mécanisme.

Questions fréquentes

Quelle différence fondamentale entre un PER et une SCPI ?

Le PER est une enveloppe d’épargne dédiée à la retraite.

La SCPI est un placement immobilier.

Ils ne sont donc pas de même nature, mais peuvent tous deux servir à préparer un capital ou des ressources complémentaires pour la retraite.

Le PER permet-il uniquement de récupérer un capital ?

Non.

Pour l’épargne concernée, tu peux notamment choisir une sortie en capital, en rente viagère ou combiner les deux.

Certaines sommes issues de versements obligatoires répondent toutefois à des règles spécifiques.

Le PER fait-il vraiment économiser des impôts ?

Les versements volontaires peuvent réduire ton revenu imposable lorsqu’ils sont déductibles.

Il peut donc bien exister une économie fiscale au moment du versement.

Mais le traitement fiscal à la sortie dépend notamment de l’utilisation de cette déduction et de la manière dont tu récupères ton épargne.

L’intérêt réel dépend donc de ta situation.

Une SCPI sert-elle forcément à percevoir des revenus immédiatement ?

Non.

En pleine propriété, elle peut distribuer des dividendes potentiels pendant la durée de détention.

Mais tu peux aussi investir en nue-propriété temporaire : tu ne perçois alors aucun revenu pendant cette période et retrouves la pleine propriété à son terme.

Peut-on utiliser la nue-propriété pour préparer sa retraite ?

Oui, c’est une stratégie possible.

La durée du démembrement peut être choisie en fonction de ton horizon prévisionnel de retraite.

À son terme, tu retrouves la pleine propriété et les parts peuvent alors ouvrir droit aux dividendes potentiels futurs.

Le niveau de ces dividendes et la valeur des parts ne sont toutefois pas garantis.

Peut-on récupérer son PER avant la retraite ?

En principe, l’épargne est bloquée jusqu’à la retraite.

La loi prévoit toutefois plusieurs cas de déblocage anticipé, notamment certains accidents de la vie et, pour certaines sommes, l’acquisition de la résidence principale.

Une SCPI est-elle plus liquide qu’un PER ?

Ce n’est pas vraiment la bonne comparaison.

Le PER est indisponible principalement en raison d’une règle juridique.

Une SCPI peut être mise en vente ou faire l’objet d’une demande de retrait, mais il n’existe pas de garantie sur le délai ou sur le prix auquel tu récupéreras ton argent.

Peut-on mettre des SCPI dans un PER ?

Certains PER référencent des supports immobiliers, dont des SCPI.

Dans ce cas, tu combines le support SCPI avec l’enveloppe PER.

L’univers accessible, les frais, la façon dont les revenus sont traités et les conditions de sortie dépendent alors du plan choisi.

Vaut-il mieux un PER ou des SCPI pour la retraite ?

Il n’existe pas de réponse universelle.

Le PER, la SCPI en pleine propriété et la SCPI en nue-propriété n’organisent ni les reven

Liquidité

Revendre des parts de SCPI n’est jamais garanti et peut prendre du temps.

Mentions réglementaires

Ce contenu a une vocation purement pédagogique : il décrit des mécanismes généraux et ne présente aucune SCPI en particulier. Il ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée, ni une sollicitation. Avant toute décision, lis le document d’informations clés (DIC) et la note d’information de la SCPI qui t’intéresse, disponibles gratuitement auprès de sa société de gestion ou de ton intermédiaire.

Investir en SCPI présente un risque de perte en capital. Le prix d’une part suit la valeur des immeubles détenus par la SCPI : si cette valeur baisse, le prix de la part peut baisser aussi. Dit simplement : personne ne te garantit de récupérer ta mise, et le montant récupéré à la revente peut être inférieur à celui que tu as investi.

Une SCPI n’est pas un placement liquide. Pour revendre tes parts, il faut qu’un acheteur se présente ou que la collecte permette à la société de gestion d’honorer ta demande de retrait. Ni le délai ni le prix de revente ne sont garantis : quand les demandes de retrait s’accumulent, l’attente peut durer plusieurs mois, voire davantage. Les modalités de retrait propres à chaque SCPI figurent dans sa note d’information.

Les revenus potentiels d’une SCPI ne sont ni garantis ni contractuels : ils peuvent baisser, voire s’interrompre.

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Une moyenne de marché ne dit rien de précis sur une SCPI prise isolément.

Une SCPI s’envisage sur le long terme, en général au moins 8 ans, la durée exacte figurant dans le DIC de chaque SCPI. Elle ne convient pas à une épargne dont tu pourrais avoir besoin rapidement.

Les règles fiscales décrites ici peuvent évoluer, et leur effet dépend de ta situation personnelle : tranche d’imposition, enveloppe de détention, pays où se situent les immeubles.

La rédaction SCPI.com

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L'équipe éditoriale de SCPI.com, sous la direction de PERIAL Asset Management. Elle signe les contenus qui ne portent pas la signature d'un expert nommé.

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